Du temps passé sur les réseaux sociaux

En passant

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Nous passons de plus en plus de temps sur les réseaux sociaux ! Que ce soit en tant que professionnel du digital ou tout simplement en tant qu’utilisateur lambda… D’où la nécessité, de plus en plus souvent de faire des « digital detox » en cette ère d’hyperconnexion.

Ainsi, Facebook s’apprêterait à lancer une nouvelle fonctionnalité pour permettre aux internautes de connaître le temps passé sur son réseau et ainsi mieux le gérer :

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Reste à savoir quel est le véritable intérêt pour Facebook (l’intérêt étant pour celui-ci qu’on y passe justement de plus en plus de temps !) ? Est-ce réellement pour nous aider à être plus moins accro ? Attendons que cette mise en application soit effective en France pour en savoir plus.

Quoiqu’il en soit, pour le moment, je ne comprends l’intérêt d’un « simple » compteur de temps (dans l’absolu, nous avons déjà un magnifique outil pour se faire : notre montre !
Le mieux serait, à l’image du site WOF qui informe le joueur de Fortnite du temps qu’il passe sur le jeu et son équivalent en temps de lecture d’un livre (en bas de l’image) par exemple :

Fortnite Ninja

A mon sens, cela permet effectivement de sensibiliser à un usage abusif d’une plateforme. Sur le profil type ci-dessus, on apprend ainsi que l’internaute aurait eu le temps de lire 348 livres, de voir 1 205 films ou de parcourir 8 436 kilomètres à pieds au lieu de jouer pendant environ 88 jours.

Ceci n’est évidemment qu’un exemple parmi tant d’autres. Quels sont ceux que vous connaissez et qui permettent une utilisation plus judicieuse du temps passé par les réseaux sociaux ?

A vos claviers ! 😉

Trucs & astuces : télécharger des vidéos depuis les réseaux sociaux

En passant

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Vous organisez des évènements via votre société, votre marque, votre association ? Vous participez souvent à des conférences, tables rondes, etc. ? Dans le cadre de votre stratégie de contenus sur les réseaux sociaux, il est parfois intéressant de récupérer vos vidéos et/ou celles d’autres participants afin de les republier.

Attention, il n’est pas question ici de s’approprier ou de s’identifier comme auteur de la vidéo si tel n’est pas effectivement le cas. Selon les bonnes pratiques des réseaux sociaux, il est plus courtois (et plus légal) de demander la permission de l’auteur en question et surtout de bien veiller à le mentionner. Ce qui contribuera par ailleurs à vous faire bénéficier d’une audience plus large.

En effet, j’insiste toujours sur le fait qu’un évènement s’organise en trois principales phases : le teasing, le moment en lui-même et l’après-évènement. Ainsi, pour avoir un effet longue traîne et capitaliser au maximum dudit évènement, rien de tel qu’un replay (voire une retrospective à programmer dans votre calendrier éditorial pour cet évènement un an après par exemple).

Voici donc un article de Fidel Navamuel qui présente 5 outils gratuits pour télécharger gratuitement les vidéos en provenance des réseaux sociaux :

https://allweb2.com/2018/06/5-outils-gratuits-pour-telecharger-les-videos-sur-les-reseaux-sociaux/

Quelques outils également à découvrir pour récupérer d’autres contenus avec les différents produits 4K que j’utilise souvent. 🙂

Régalez-vous ! 🙂

 

De l’importance de vérifier qui sont vos « amis » sur Facebook

Faux profil FB

On ne cesse de le rabâcher à longueur d’articles, la notion d' »amis » sur Facebook est toute relative. Pour en avoir fait l’expérience personnellement, il est plus que facile d’être ami avec tout un chacun sur ce réseau (d’après mon « enquête », la grande majorité des membres de Facebook acceptent aisément une demande d’amis sans vérification particulière. Certains, plus méfiants (et c’est un bon début mais loin d’être suffisant !), vont tenter de comprendre l’objectif de cette demande. Mais avec les outils dont nous disposons aujourd’hui, il n’est pas très compliqué de trouver des points communs avec une personne que l’on ne connaît pas).

Je pourrais discourir longuement sur la façon dont on peut se faire passer pour un(e) autre sur Facebook mais loin de moi l’idée de partager de mauvaises pratiques. Bien au contraire, pour ceux qui ont l’habitude de lire mes articles, vous l’aurez compris, je prends très à coeur le sujet de la sensibilisation aux réseaux sociaux.

C’est suite à la lecture de l’article de Presse Citron « Facebook teste une fonctionnalité contre le vol de photos de profils » que j’ai décidé de prendre mon clavier pour rappeler quelques bonnes pratiques.

Les raisons de création de faux profils sont multiples : diffamation, tentative d’escroquerie, chantage, extorsions, pédophilie…

Rien ne vaut la preuve par l’exemple, je vous partage donc mon expérience dans ce domaine. En effet, j’ai moi-même été confrontée à un faux profil qui me demandait en « amie » sur mon compte Facebook. Ce réseau social me sert à la fois d’outil de travail et de vitrine professionnelle, je suis donc vigilante quant aux profils que je « recrute » en plus de mes « amis » existants.

Dans le cas qui nous concerne, il s’agissait donc d’un cas d’usurpation d’identité d’un profil professionnel piraté (et de tentative d’escroquerie mais je ne le savais pas encore). J’avais à la base accepté la demande d’amis car la personne présentait un parcours professionnel qui me semblait intéressant (j’avais pris la précaution de Googler l’identité de cette interlocutrice pour vérifier (valider) son parcours professionnel et de vérifier également son compte LinkedIn (et donc la pertinence d’accepter la « demande d’amis »).

Ce qui a éveillé mes soupçons ? L’approche via Messenger : « Salut , j’ai besoin de ton aide si tu veux ».

N’ayant pas eu de contact personnalisé, cette demande d’aide m’a paru fort curieuse. Mon côté investigatrice me poussant à aller jusqu’au bout de l’expérience, j’ai donc décider de « jouer le jeu » pour savoir jusqu’où cela pouvait mener. Voici donc la suite de notre conversation :

IC : « Hello *******, dis-moi
Faux profil : « je viens de bloquer mon tel’ si tu peux m’aider car aucun’ de mes proches n’est en ligne
IC : « Et via LinkedIn ? » – je précise ici que si je lui ai parlé de LinkedIn, il s’agissait bel et bien d’un premier test de ma part quant à la validation de mon interlocutrice. Partant également du principe que si elle avait un accès internet, elle pouvait utiliser un autre réseau social sur lequel elle avait des contacts.
Faux profil : « l’opérateur ma demander d’appeler le numéro de mon service pour avoir les codes déblocages mais j’ai pas d’autre tel pour le faire si tu m’aider stp ! »
IC : « Tout dépend de ce que tu veux » – oui j’avoue, j’ai un peu poussé la supercherie :-p

Etrangement, il n’y a pas eu de suite à ce dialogue de sourds. Mais j’étais maintenant sûre de mon fait, j’avais affaire à un faux profil. Poussant jusqu’au bout mon investigation (et aussi par jeu, je l’avoue), j’ai donc repris mes recherches pour entrer en contact avec la véritable propriétaire du compte Facebook. J’ai donc utilisé Google Image inversée (fort pratique dans les cas d’usurpation d’identité. Pour ceux qui ne connaissent pas encore, cet outil permet de « sourcer » une image). J’ai ainsi retrouvé le véritable profil Facebook et suis entrée en contact avec elle afin de la prévenir de l’usage frauduleux de son identité. Ainsi que (pour le bonus), un lien vers tous les profils existants utilisant sa photo de profil.

Quand on sait qu’en 2016, Facebook estimait héberger 83 millions de faux comptes, vous avez donc de fortes chances de tomber dessus un jour ou l’autre ! Même si la plateforme a fait le ménage depuis, il en reste encore sans doute de nombreux… Vous avez donc bien compris l’intérêt de vous assurer de l’existence réelle de votre interlocuteur. Si l’exemple dont je fais mention est plutôt réservé à un usage professionnel, la problématique reste la même pour un usage personnel.

Au moindre doute, n’hésitez pas à :

  • checker la photo de profil à l’aide de Google Image inversée (il vous suffit d’enregistrer ladite photo puis de la charger dans l’outil) – s’il n’y a pas de photo, dans le doute, abstenez-vous !
  • faire une recherche sur Google avec l’identité du profil Facebook afin d’en savoir plus
  • checker les amis que vous avez en commun (si vous en avez). N’hésitez pas à demander à ceux-ci de valider l’identité de la personne si cela est possible.
  • parcourir les informations de profil (les éléments sont-ils renseignés ? sont-elles cohérentes ?
  • prendre connaissance du fil d’actualités : existe t-il depuis longtemps ? Remonte t-il suffisamment loin (plusieurs mois voire plusieurs années) ? Y a t-il des interactions avec d’autres personnes ?

Ces premières vérifications devraient vous permettre d’éviter la majorité des faux comptes. Je vous suggère alors de bloquer le profil mais également de le signaler auprès de Facebook.

Enfin, si j’aborde aujourd’hui le sujet des faux profils sur ce réseau social en particulier, sachez que cela concerne également les autres médias sociaux sur lesquels vous être présent(e) ou vous pourrez procéder de même.

Et vous, avez-vous déjà été confronté(e) à de faux profil(s) ? Comment les avez-vous détectés ? Quels sont vos « trucs et astuces ? 🙂

Interview d’Alexis de Gemini, CEO de Deezer France

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C’est à l’occasion du Web After Work du 24 novembre dernier, que j’ai assisté à l’interview d’Alexis de Gemini, CEO de Deezer France, qui nous a longuement parlé de son parcours professionnel riche d’expériences diverses.

Lors de cet évènement, il nous a également confié sa « traversée du désert » lorsqu’il a abordé un sujet encore tabou en France : le burn out. Une grande leçon d’humilité et un message plein d’optimisme pour ceux qui sont passés par là.

Voici le replay de son intervention en vidéo :

 

Ainsi que le replay reprenant les principaux tweets diffusés lors de l’évènement dans les locaux de Deezer :

 

Vous y étiez ? Qu’avez-vous pensé de l’intervention de d’Alexis ? Vous a t-il inspiré ? 🙂

 

Les 11-13 ans, public clandestin des réseaux sociaux

Instagram pour la visibilité, Snapchat pour échanger discrètement : les très jeunes ados se connectent loin des yeux de leur famille et deviennent des passagers invisibles d’Internet

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Normalement interdits d’accès aux réseaux sociaux, les moins de 13 ans y sont malgré tout très présents, grâce notamment à un accès de plus en plus précoce aux smartphones donnés par leurs parents. Ces utilisateurs invisibles qui n’apparaissent pas dans les statistiques des plateformes sont également devenus une source de perturbation pour les annonceurs qui doivent composer avec un public qu’ils ne cherchent pas à toucher, mais dont les comportements peuvent laisser présager l’avenir des usages.

Officiellement, ils ne sont pas là. En réalité, ils sont accros. Eux, ce sont les 11-13 ans, des jeunes qui légalement n’ont pas le droit d’utiliser les réseaux sociaux mais qui s’affranchissent allègrement de cette règle. Ils le font d’autant plus facilement que ce sont justement leurs parents qui leur offrent leur premier téléphone, souvent à leur entrée en 6e. Et contrairement à une époque bien révolue, il ne s’agit plus d’un Nokia 3210 mais de l’ancien smartphone d’un membre de la famille. Plus rien ne peut alors s’opposer à ce qu’ils accèdent à Facebook, Instagram ou Snapchat.

« Les parents n’ont pas pris conscience de ce phénomène, explique Cyril di Palma, directeur général de l’association Génération numérique. Le digital n’est pas un sujet d’éducation, ils nous répondent d’ailleurs souvent qu’ils n’y connaissent rien et que leurs “enfants savent mieux qu’eux” ». A eux de se forger leurs propres codes.

« La 6e, c’est le moment où on commence à accorder de l’importance à notre image, décrypte Arthur Kannas, cofondateur de l’agence de publicité Heaven, spécialiste du marketing social. Les jeunes vont donner une image d’eux à travers ce qu’ils vont liker et partager sur les réseaux sociaux. Une sorte de “je suis ce que je like” ». Parmi ce qu’ils aiment le plus : les contenus humoristiques, ceux autour du style et les sports extrêmes.

De Skyblog à Instagram. Davantage que Facebook, trop grand public, ce sont Instagram et Snapchat qui sont privilégiés par ces jeunes en quête de tranquillité. Deux endroits où leur vie privée peut être, paradoxalement, davantage respectée. Pas de nom, pas photo de profil, la possibilité de rendre son compte privé, tout est fait pour favoriser la tranquillité voire l’anonymat. « Ils utilisent Instagram pour la visibilité, pour s’exposer et, s’ils se lient d’amitié, donnent ensuite leur compte Snapchat pour s’en servir comme messagerie », ajoute Arthur Kannas. Ici pas de courses aux amis ou aux followers, mais des échanges avec un cercle restreint d’amis. Le publicitaire fait un parallèle qui ne parlera pas à ces « clandestins des réseaux sociaux » : Instagram serait le nouveau Skyblog et Snapchat le nouveau MSN.

Onze ans en arrière, une éternité à l’échelle du numérique. Début 2005, Skyblog compte 1 million d’abonnés ; ce sera dix fois plus, un an plus tard. « La France invente le premier réseau social où s’exposent les ados », se souvient Cyril di Palma. « C’était déjà la course à l’échalotte, à la popularité, au maximum de commentaires ». C’était avant l’émergence de Facebook et de tous ceux qui ont suivi. Les jeunes ont successivement fermé leur profil Skyblog et quitté MSN pour privilégier des plateformes mobile first.

En France, sur 8 millions d’utilisateurs de Snapchat, ils seraient 600 000 à avoir moins de 13 ans, révèle Heaven, soit 7 % des jeunes de moins de 13 ans. Entre 55 % et 60 % des 8-10 ans auraient accès aux réseaux sociaux, estime de son côté Génération numérique. Des chiffres conséquents qui ne sont pas sans poser problème aux annonceurs qui affluent sur ces applications avec l’espoir d’atteindre les millenials.

« D’une part, ils vont avoir dans leurs statistiques des gens qui polluent leurs chiffres et, d’autre part, cela les oblige à davantage de responsabilités dans leurs campagnes. Par exemple en faisant attention à ce qu’ils font dire à des youtubeurs », prévient Arthut Kannas. S’ils ne sont pas ciblés directement, ces jeunes usagers des réseaux sociaux savent déjà très bien s’éviter les intrusions publicitaires. Ainsi, 22 % d’entre eux disent utiliser sciemment un ad-blocker. En ajoutant ceux qui utilisent un ordinateur où les parents ont déjà installé un outil du même type, voici une génération naturellement hermétique à toute forme de publicité.

Parade publicitaire. Pour les annonceurs, il faut donc dès à présent trouver la parade. « Même si on s’est aperçu dans nos groupes de travail avec eux que les enfants ne sont pas dupes, grâce aux filtres qu’ils sponsorisent sur Snapchat, les annonceurs peuvent être davantage perçus comme des créateurs de contenus que de publicité », estime Arthur Kannas.

C’est par le contenu que les marques parviendront à s’agripper à ces réfractaires aux réclames à la papa. L’application Musical.ly pourrait bien incarner une de ces passerelles entre marques et très jeunes consommateurs. Son principe : créer son propre clip sur la chanson d’une de ses stars préférées. Parmi ses 40 millions d’utilisateurs actifs mensuels, probablement beaucoup de moins de 13 ans, ce que préfère ignorer son co-créateur Alex Zhu : « Nous pourrions leur demander leur âge mais ils diraient de toute façon qu’ils ont plus de 13 ans, alors ça ne change rien pour nous. Nous devons juste nous assurer que l’environnement est protégé ». Mais pas protégé de certaines formes de publicité. Son dirigeant espère convaincre les labels de musique de s’associer à la plateforme ou, comme Snapchat, de faire sponsoriser des filtres.

« Cela semble gentillet mais c’est déjà une brèche dans leur vie privée », prévient Cyril di Palma. Qu’à défaut de combler, les parents devront tenter d’encadrer.

Source : http://www.lopinion.fr/edition/economie/11-13-ans-public-clandestin-reseaux-sociaux-116278