Quelques points de droit vis-à-vis des médias sociaux

Aujourd’hui Marc Lipskier,  avocat, a bien voulu répondre à une mini-interview concernant le droit et les médias sociaux. Je l’en remercie tout particulièrement et vous présente ci-dessous ces réponses d’expert… N’hésitez pas à partager cet article et nous faire part de vos commentaires. Vous trouverez en fin d’article la biographie de Marc.

Il apparaît depuis quelques temps sur Twitter des hashtags insultants ou diffamants.  Quels sont les recours juridiques face à de tels agissements ? Dans quelle mesure peut-on obtenir de ce media social l’identité numérique de ces auteurs et lancer une action en justice ? 

Le premier réflexe est de conserver la preuve des insultes ou de la diffamation. Une simple impression d’écran ne suffit évidemment pas, car il serait bien trop facile de constituer des fausses preuves.  Il faut donc demander à un huissier de justice de procéder en urgence à un constat. Si, au-delà de l’insulte ou de la diffamation, le hashtag porte atteinte à un droit de propriété intellectuelle, certaines personnes assermentées peuvent également procéder au constat. C’est par exemple le cas de l’Association pour la Protection des Programmes (l’APP : http://www.app.asso.fr). Lire la suite

Ce que l’on sait de vous à travers les médias sociaux

Un article publié le 17 juin 2013 sur le site Challenges, « Comment les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn) devinent votre vie », nous apprend que des chercheurs américains seraient capables de découvrir la personnalité des internautes au travers de leurs tweets et/ou de leurs « like ». Bref, bien plus que ce que les internautes veulent bien en dire…

Détective privé

Ainsi, ils auraient mis au point un algorithme permettant sur les 50 derniers tweets, de déduire qui sont les twittos qui se cachent derrière et donc leur personnalité. Si cela peut naturellement concerner ceux qui s’expriment sur Twitter pour exprimer leurs états d’âme (en caricaturant, ceux qui font état de leur humeur du moment et/ou de ce qu’ils sont mangé le midi), je serai cependant curieuse de comprendre comment cet algorithme fonctionne sur les twittos plus « professionnels ». Je ne parlerai qu’en mon nom propre mais si je prends mes derniers 50 tweets, je n’y parle que d’infos qui ont trait soit à un secteur d’activité qui m’est familier soit qui concernent mon expertise métier. Alors quid de ma personnalité ? Peut-on en déduire pour autant que j’ai tel âge, que je suis de tel sexe (et encore il suffit d’observer l’orthographe pour le savoir relativement facilement !), de tel caractère ?

De même pour les « like » sur Facebook, l’algorithme permettrait de déterminer le sexe, l’âge, le caractère, bref la personnalité de l’internaute. Là encore, avec un peu de sens de la déduction et de d’observation, il n’est pas très difficile de recueillir des informations pertinentes sur un individu donné. Ainsi, le 7 janvier 2009 déjà, le journal Le Tigre menait à bien une expérience inédite alors, prendre un internaute au hasard et retracer sa vie grâce aux médias sociaux.

Rappelons de plus, que la majorité des utilisateurs de Facebook ignorent (volontairement ou pas) encore les paramètres de confidentialité et oublient bien trop souvent que les informations qu’ils mettent donc en ligne sont donc le plus souvent publiques et non réservées à un groupe restreint de personnes. Ce qui facilite grandement la lumière sur leur personnalité. Encore une fois, il s’agit d’être suffisamment observateur, de chercher sur une certaine période, et d’observer les interactions pour avoir des informations pertinentes (tout dépend de l’objectif).

En résumé, si je peux comprendre qu’il soit commercialement intéressant d’utiliser des algorithmes pour déterminer les personnalités propres à sa cible, il me semble cependant difficile d’en faire une généralité. C’est peut-être d’ailleurs pour éviter ces travers commerciaux que j’ai tendance à réfléchir avant toute action sur le web et plus particulièrement sur les réseaux sociaux.Et que je recommande à tout à chacun d’avoir la plus grande prudence quant aux informations qu’ils diffusent sur leur vie privée sur les médias sociaux. J’ai ainsi choisi par exemple, un pseudo pour m’exprimer sur des choses personnelles et sous ma véritable identité pour m’exprimer de manière professionnelle et gérer ainsi au mieux mon e-réputation. Vaste débat me direz-vous !

Développez votre « marque employé » !!

Il est de plus en plus d’actualité d’aborder le sujet de la marque employeur. Une façon pour l’entreprise de mettre en avant les valeurs qu’elle représente, son ambiance de travail, les possibilités d’évolution et bref, tout ce qui saura susciter chez les futurs collaborateurs, l’envie de poser sa candidature. Il est d’autant plus vrai que depuis que le monde du travail est en crise, il est de plus en plus difficile de faire ses preuves en tant que candidat parmi tant d’autres. C’est donc pour ce distinguer de la « plupart » des candidats qu’il faut dorénavant mettre en place une véritable stratégie de conquête auprès des entreprises. Car il est bien entendu que si les entreprises se doivent d’attirer les candidats, il en va tout autant pour les futurs collaborateurs.

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Peut-on librement critiquer son employeur sur Facebook ?

Avec plus d’un milliard d’inscrits dans le monde, Facebook constitue le premier des réseaux sociaux, utilisé tant par les entreprises que par leurs salariés. Facebook leur permet de partager des idées, des avis, des recommandations, avec leurs « amis », mais également avec les « amis » de leurs « amis ». Mais lorsque les remarques sur l’entreprise virent aux critiques, jusqu’où le salarié a-t-il le droit d’aller ?

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