Ma journée Big Data…

Une journée « Big Data »…

Suite à la lecture de différents livres sur le sujet du Big Data (dont le dernier en date « Tout le monde ment… (et vous aussi !) Internet et le Big Data : ce que nos recherches Google disent vraiment de nous » mais également « L’Homme nu », j’ai eu l’envie de raconter une journée type de mon quotidien en y relevant toutes mes contributions volontaires ou non au Big Data.

Livres Big Data

Mais le Big Data, c’est quoi ?

big-data-3-phases

Pourquoi ? Simplement pour montrer que nous transmettons à longueur de journée des informations personnelles. Que ce soit de manière intentionnelle ou non d’ailleurs… Quoiqu’il en soit, c’est aussi une manière pour moi de sensibiliser à cette notion de Big Data qui reste encore trop abstraite pour certains. Je vais donc essayer de lister, sur une journée (une journée lambda, c’est-à-dire pas une journée de travail pour que le plus grand nombre s’y reconnaisse), le nombre (et par définition l’importance) de données que je transmets au « monstre ». Et je ne peux m’empêcher ici, de penser encore à l’une de mes lectures récentes : Monstres 2.0 (qui traite plus spécifiquement des médias sociaux et donc aussi la bête Big Data).

Résumé monstres 2.0

Premier réflexe, dès mon réveil le matin, je me saisis de mon smartphone pour savoir ce qui s’est passé pendant la nuit (oui, je souffre du symptôme du FOMO (Fear Of Missing Out) en plus…

fomo

Bon, je dois vous préciser que la plupart du temps, j’essaye de l’éteindre le soir. Mais les habitudes ont parfois la vie dure… Donc, déjà j’indique que j’ai bien dormi chez moi (en tout cas alentour) grâce à la géolocalisation. Je vous vois venir… : « oui, forcément, elle a du l’activer ». Et bien non, justement. J’essaye de toujours faire attention à ne jamais activer cette option. Mais… car oui, il y a un mais…. rien n’empêche les antennes relais de vous localiser !

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C’est ce que l’on appelle la triangulation (c’est un croisement des données obtenues, à partir de trois antennes relais utilisées, lorsque le portable se déplace. La localisation s’effectue en environ 5s.) Pour vous donner un ordre d’idée, je vous invite à consulter les données officielles de l’Agence Nationale des Fréquences gère l’ensemble des fréquences radioélectriques en France : https://www.anfr.fr/gestion-des-frequences-sites/lobservatoire/lobservatoire-en-carte2/

On sait donc que j’ai passé la nuit chez moi.

J’indique également tout ce avec quoi j’interagis : en vrac, les jeux auxquels je joue, les réseaux sociaux que j’utilise, mes recherches sur le net, mes sms, mails, interactions, mes conversations téléphoniques (pas forcément la teneur quoique… mais a minima : mon temps de communication, mon interlocuteur, s’il est récurrent, si c’est moi qui passe l’appel ou si je le reçois, l’heure à laquelle a lieu cet appel…), les applications que j’utilise. Je n’entre volontairement pas trop dans le détail car c’est un livre que je devrais alors écrire 😁 Mais ça vous donne déjà un bon aperçu de tout ce que je transmets grâce (à cause de mon smartphone).

Ah oui, et outre le fait de contribuer à l’insu de mon plein gré au Big Data, les smartphones (dernière mise à jour de l’iOS en qui me concerne), je suis informée en détail de mon activité. Les réseaux sociaux commencent aussi à le faire (Facebook avec sa nouvelle option notamment) sous couvert de nous aider à optimiser notre consommation et donc à avoir une connexion utile.

Ensuite, je synchronise mon « bracelet santé » qui m’indique à moi et à d’autres d’autres (auteurs de l’application et donc la marque de mon bracelet), mon temps de sommeil ainsi que la durée des phases (endormissement, sommeil léger et sommeil profond). Et comme je le porte aussi toute la journée pour calculer mon activité physique, je transmets aussi toutes ces précieuses données : combien de temps je marche, je fais du sport, combien de calories je perds, etc.

Image

Et voici un lien qui vous en détaille toutes les spécificités : https://www.decathlon.fr/bracelet-connecte-oncoach-100-id_8376345.html

Je décide de sortir et d’aller dans un centre commercial. Pour peu que j’ai acheté des tickets de métro ou utilisé mon Pass Navigo, on peut facilement connaître mon itinéraire (mais on a vu que cette donnée existait déjà grâce à mon portable qui est allumé tout au long de la journée). Vu que j’ai acheté des tickets encore une fois grâce à ma CB, on sait donc quand j’ai acheté ces billets et à quel moment je vais les utiliser (car je suppose qu’évidemment il y a un moyen de savoir quel ticket a été utilisé pour approximativement pour quel trajet). Mais cela indique aussi, grâce à la géolocalisation et/où la triangulation, aux magasins qui sont à proximité que je suis dans le coin. Ils peuvent ainsi, s’ils ont mes coordonnées (grâce à mes achats antérieurs, inscription à une newsletter, recoupement de mes goûts suite à mes achats, etc.) m’envoyer des messages via application ou sms : opérations spéciales, promotions, etc.

Comme je suis une publivore assumée, je vais donc souvent à la Fnac. Toujours grâce à la géolocalisation, j’indique donc à quel magasin je me rends, je fais mon petit tour et sélectionne quelques livres qui m’intéressent. Bien sûr, je paye avec ma CB et ma carte fidélité (qui me permet d’avoir des réductions, la Fnac bénéficie donc d’un historique de mes achats) et du coup, on peut en déduire ma fréquence d’achats, le genre de livres que je lis, etc.

Ensuite, je m’octroie un petit Starbucks pour travailler un peu sur ma tablette depuis un fauteuil confortable. Là encore, je paye avec ma CB, on connaît donc ma commande et sans doute quel est mon rythme de commandes. Si on posse le détail, on peut même savoir si j’ai fourni mon « récipient” pour ma boisson. J’attrape le réseau wifi pour économiser mon forfait. On sait dans quelle zone du centre commercial je suis car plusieurs enseignes me permettent de mon connecter selon ma proximité. Ce qui d’ailleurs amusant c’est que je me retrouve en général avec deux connexion différentes sur mon smartphone et sur ma tablette. Et j’indique la encore tout ce que je fais… Et rien qu’à la croisée des deux Wifi, on retrouve aisément l’endroit où je suis.

Je pourrais continuer ainsi sur la totalité mais cela risque de rendre cet article rébarbatif et ce n’est pas le but. Mais vous avez compris le principe 😉. Qu’on en ai conscience ou non, nous alimentons en quantité non négligeable le Big Data !

S’il vous fallait un exemple de plus, voici un lien vers un article datant de 2017 et traitant du même sujet.

Alors, je vous propose un défi : saurez-vous passer une journée entière sans jamais alimenter la bête ? 😊

3 réflexions au sujet de « Ma journée Big Data… »

  1. Ping : Ma journée sans Big Data – par Vincent Barberot | Chroniques d'une CM

  2. Ping : Ma journée sans Big Data – par Abdelhamid Niati | Chroniques d'une CM

  3. Ping : Ma journée sans big data – par Denis Gentile | Chroniques d'une CM

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