La rumeur et les médias sociaux

Dans ma série d’articles traitant de la dérive des médias sociaux, j’ai voulu aborder la problématique de la rumeur. J’ai ainsi eu l’opportunité d’interviewer Franck Cognard et Matthieu Aron, journalistes à France Inter et auteurs du livre « Les folles rumeurs », paru aux éditions Stock (mai 2014).

 FRANCK COGNARD ET MATTHIEU ARON

Retour donc sur le phénomène de la rumeur…

 

Isabelle Clément :
« Comment naît la rumeur » ?

Franck Cognard/Matthieu Aron :
 » Le sexe, l’argent, la santé, la peur de l’étranger, le complot sont bien souvent à l’origine de la plupart des rumeurs.

Rumeurs que l’on peut classer en deux grandes catégories :

  • Les rumeurs de « bonne foi »
  • Les rumeurs avec intention de nuire

La rumeur de « bonne foi » est diffusée par des gens bien intentionnés qui croient en la véracité de l’information et ont le sentiment de bien agir, d’accomplir un geste juste (citoyen). C’est particulièrement vrai lorsqu’il s’agit du domaine de l’intime.
Le mécanisme de la « bonne foi » est très vieux et est un facteur important de propagation de la rumeur.

La rumeur malveillante peut elle être classée en deux sous-catégories :

  • pour faire rire, en signe de contestation : pour l’illustrer, nous retiendrons l’exemple de « Seb la Frite » qui a fait mourir Rihanna en quelques heures en août 2012 et dont l’information s’est propagée dans le monde entier en quelques heures à peine. On notera que les auteurs de ce type de « buzz » sont souvent des adolescents ou jeunes adultes en mal de reconnaissance.
  • avec intention de nuire, une forme de rumeur qui pourrait également être assimilée à une tentative de manipulation (notamment en matière de politique, d’économie). L’information étant « croustillante », on la colporte d’autant plus facilement, à l’exemple de la rumeur lancée sur le fils de Christiane Taubira.

Essentiellement orale, la rumeur laissait jadis libre cours à l’interprétation de chacun (marqueur important). L’existence des médias sociaux est un facteur d’amplification avec un autre effet pervers : l’information étant désormais écrite, elle devient crédible. On ne se fie plus seulement à son cercle intime (amis, famille) mais à l’ensemble de ses relations (*nous ne reviendrons pas sur terme galvaudé d' »amis » sur Facebook notamment).
Ainsi, ce n’est plus l’identité même de l’initiateur de la rumeur qui vaut foi mais le nombre d’individus qui relaient l’information.

Avant l’explosion des réseaux sociaux, seules les informations émanant des organismes de presse étaient considérés comme véridiques. Nous sommes maintenant à une époque de « confusion » car il n’y a plus désormais de différenciation entre les émetteurs professionnels (journalistes) et les émetteurs particuliers. Il devient alors difficile de distinguer le vrai du faux au premier abord ».

 

Isabelle Clément :
« Quelles sont les cibles les plus fréquentes ?

Franck Cognard/Matthieu Aron :
« La réponse est aussi simple qu’effrayante : dès lors que l’on est différent de la norme (de par sa religion, sa sexualité, son appartenance à un « groupe »), on devient une cible potentielle (phénomène de stigmatisation).
Celui qui va sortir du cadre commun va susciter l’envie, la jalousie voire la peur. Comment peut-on dès lors « casser » cette personne ? C’est ainsi qu’en septembre 2013, un jeune homme blanc a été soupçonné d’enlèvement et de trafic d’organes sur des enfants et finalement lynché par la population de Madagascar ».
A noter que cette menace concerne tout aussi bien des individus « tout en haut » ou « tout en bas » de l’échelle sociale ».

 

Isabelle Clément :
« Quand la rumeur devient-elle incontrôlable ? »

Franck Cognard/Matthieu Aron :
« On peut contrôler la rumeur à partir du moment où l’on peut la contredire (apport de preuve). Ainsi, plus la rumeur est précise, plus on peut la contrôler. A contrario, plus elle est vague et moins on a de prise, la rumeur devient alors beaucoup plus virale.
Signalons néanmoins que, devant des arguments rationnels, l’irrationnel peut parfois l’emporter.

Il sera également plus facile pour une grosse entreprise d’intervenir face à la rumeur, grâce à la mise en place d’une cellule de veille (comprenant généralement plusieurs niveaux d’alerte) : en aspirant, par exemple, le nom de l’entreprise accolé au terme « rumeur ». Evidemment, lorsqu’il s’agit d’un particulier, il est beaucoup plus difficile de se défendre et de prévenir toute menace.

Notons enfin que, dès qu’il y a volonté de nuire, il y a souvent orchestration de la rumeur, les gens devenant particulièrement agressifs.
De plus, on constate que plus la victime de rumeur est une personne de « pouvoir », plus elle sera sensible à la rumeur. Et paradoxalement, plus elle essaiera de démentir l’information, plus elle sera soupçonnée d’user de son « réseau » pour se défendre. Devenant de fait…peu crédible ».

 

Isabelle Clément :
« Quels sont les facteurs d’amplification d’une rumeur ? »

Franck Cognard/Matthieu Aron :
« Dans certains cas, le démenti est à lui seul un facteur d’amplification « effet Streisand ». Mais la principale menace reste le « non-droit » à l’oubli, ainsi tout écrit sur internet peut remonter à la surface à n’importe quel moment (rien ne s’efface, dans la durée, il reste toujours une menace).

Les phénomènes naturels (tremblements de terre, tsunami…) de par les traumatismes qu’ils créent sont aussi des vecteurs de rumeurs.

Enfin, à titre plus personnel, plus un individu sera touché dans ses croyances, son intimité, plus il sera à même de propager la rumeur ».

 

Isabelle Clément :
« Comment réagir face à la rumeur ? »

Franck Cognard/Matthieu Aron :
« Face  à la rumeur, le démenti peut être un facteur de propagation. Ainsi, la maire de Niort s’est tue pendant deux ans face à la « rumeur du 93« , jusqu’à ce que cela touche les écoles, les fonctionnaires.
« De manière générale, il conviendra de ne pas donner davantage de poids que nécessaire à la rumeur et donc de ne pas intervenir. Cependant, lorsque le seuil de tolérance est atteint et les conséquences prennent trop d’ampleur, il conviendra de prendre les mesures adaptées.

 

Isabelle Clément :
« Peut-on facilement remonter la source de la rumeur ? »

Franck Cognard/Matthieu Aron :
« De nos jours, il est heureusement facile de remonter la source d’une rumeur.
A titre d’illustration, si vous tapez l’expression « fils Taubira » sur Google Trends, vous récupérez ainsi la période de diffusion de l’information sur internet :

Fils Taubira

Il ne sera pas forcément possible d’arriver au « Patient 0 » mais tout du moins de remonter à une source « historique » ».

 

Isabelle Clément :
« Comment se prémunir d’une rumeur ? »

Franck Cognard/Matthieu Aron :
« A l’heure des médias sociaux, il devient malheureusement impossible de se prémunir d’une rumeur. Dans l’absolu, n’importe quel individu est une victime potentielle.

Il est également des secteurs, comme à la Bourse, où l’information est traitée par des robots. Il n’y a donc plus de distinction entre ce qui est véridique et ce qui ne l’est pas.
Pierre Lazareff alors chez France Soir, se trouvant un jour contraint de publier un démenti, prononça alors la célèbre sentence :« Une information et un démenti, cela fait deux informations »« .

 

Isabelle Clément :
« Peut-on sortir indemne d’une rumeur ? » 

Franck Cognard/Matthieu Aron :
« Quelle que soit la rumeur, il est impossible d’en sortir indemne, cela marque toujours. De plus, les réseaux sociaux rendent les faits inoubliables et les rumeurs sont susceptibles de « remonter à la surface » à n’importe quel moment.

Lorsque l’on a été victime de rumeur(s), on devient plus fragile, plus méfiant voire paranoïaque. Selon la sensibilité de chacun ».

 

Isabelle Clément :
« Légendes urbaines, hoax, fails, canulars, rumeurs… quelles différences ? »

Franck Cognard/Matthieu Aron :
« Quel que soit le terme employé, il s’agit d’un même phénomène de rumeurs seules les terminologies sont différentes. Il serait toutefois possible de faire une différenciation entre rumeur et conspiration. On pourra ici citer l’opération « Bleuite », rumeur assassine orchestrée par les services secrets pour décapiter le FLN pendant la guerre d’Algérie (incluant la mort de 7 à 8 000 personnes).

 

Isabelle Clément :
« Faut-il se méfier de certaines sources d’informations ? »

 Franck Cognard/Matthieu Aron :
« Devant la multiplicité des médias, il est difficile d’en extraire une liste exhaustive.
Il faudra se méfier en priorité des sites vivant de la rumeur et de l’actu « people » mais également des sites parodiques spécialisés dans la propagation des rumeurs ».

 

En conclusion… des raisons d’espérer…

« A l’avenir, nous pouvons espérer que si internet est un vecteur important de rumeurs, il peut également permettre de les démonter. Il conviendra donc de mettre en place des actions de sensibilisation à destination de tous.

Face à cette problématique, plusieurs initiatives voient le jour, notamment :

  • Axa et la gendarmerie française ont créé le « permis Internet » pour sensibiliser les plus jeunes aux risques numériques
  • Plusieurs villes européennes dont Barcelone, ont mis en place des campagnes d’affichages de sensibilisation
  • Le projet européen Pheme visant à démonter les rumeurs sur Internet ».

 

* : notes de l’auteur

Dérives médias sociaux : le danger des défis

Véritables phénomènes de société depuis le début de l’année, les défis lancés sur les réseaux sociaux prennent toujours plus d’ampleur. Véritables dérives des jeunes en quête de popularité et de « cool attitude », ils engendrent avant tout des comportements dangereux entraînant des blessures grave et même des morts.   neknomination Le premier et non le moindre de ce type de défis aura été, on s’en souvient la fameuse neknomination. Un mouvement qui prend son origine début janvier en Australie, la page Facebook dédiée compte alors plus de 190 000 fans (si la page existe toujours, le nombre a considérablement baissé pour ne plus peser « que » 8 825 fans aujourd’hui). La neknomination s’est rapidement développée à l’international, de la Nouvelle-Zélande, puis en Europe (Grande Bretagne, Irlande et France). Le principe : se filmer en train de boire de l’alcool cul sec et désigner trois de ces « amis » pour les inciter à faire de même. Si le concept de base consiste à boire une « simple bière dans une position originale », il a rapidement été « amélioré », engendrant, non seulement une consommation excessive d’alcool et autres « ingrédients », l’incitation à la consommation d’alcool (certains des concepteurs allant ironiquement parler de modération) et conduisant à des pratiques dangereuses. Oui, car le principe reposant sur l’idée de « défier » ses amis, il incite donc immanquablement à une prise de risque toujours plus grande. Le constat : plusieurs morts recensés dans différents pays Parade : face à l’ampleur de ce phénomène, certaines initiatives ont vu le jour. En France, on retiendra celle d’un jeune Calaisien, Julien Voinson qui a lancé l’opération Smartnomination. Le concept : se filmer en train de réaliser une bonne action envers les plus démunis et inciter trois de ses amis à faire de même. Tout cela en moins de 24 heures…     A leau ou un resto « A l’eau ou un resto » : après la neknomination, voici un nouveau défi lancé à l’initiative de jeunes Calaisiens sur Facebook début mai (2014). Le principe : il s’agit de se filmer se jetant dans l’eau froide et invitant trois de ses « amis » à faire de même. Celui qui échoue devant s’acquitter d’un resto. L’initiative a semble t-il été lancée par de jeunes Calaisiens sur Facebook début mai 2014. Le constat : là encore, on dénote d’ores et déjà quelques incidents (un jeune homme a été grièvement blessé le 31 mai dernier). Il est d’ailleurs à déplorer que les créateurs de ce défi semblent insensibles aux risques possibles et se dégagent de toute responsabilité (description du groupe Facebook créé pour l’occasion : « Le défi consiste à sauter dans l’eau froide après avoir été nominé… Si le défi n’est pas réalisé dans les 48h, un resto doit être payé… Attention à ne pas prendre de risques inutiles et à faire cela uniquement pour s’amuser, s’éclater et surtout sans Danger. Chacun est responsable de ses actes. la page ne pourra être tenue responsable de tout débordements ou accidents. » Si l’ on peut déplorer le lancement de ce type de défis et leur ampleur sur les réseaux sociaux, ont néanmoins constater avec soulagement qu’ils restent encore mineurs. Néanmoins, il reste donc important de sensibiliser les plus jeunes aux dérives que peuvent entraîner ce genre d’initiatives et de ne pas se « contenter » d’être des moutons de Panurge en adoptant une attitude responsable. Reste là le côté obscur des réseaux sociaux qui peuvent inciter à penser que plus on est « populaire » et plus on a d’amis sur Facebook, plus la vie est belle ! On ne le répètera jamais assez : la notion d’ « amis » sur les réseaux sociaux ne reflète aucunement une vie sociale IRL (dans la réalité).

Fort heureusement, on constate un phénomène de « sensibilisations » faites en réponse à ces dérives (comme celle de la smartnomination) même si elles trouvent un écho moindre.   défi 30 jours

Enfin, et pour rester sur une note optimiste, on notera également l’émergence de défis plus sains comme le défi « 30 jours » lancé à la date du 1er juin par une massothérapeute et visant à renforcer ses abdominaux en faisant « la planche » (gainage) sur des temps de 20 secondes à 270 et au-delà. Et vous, qu’en pensez-vous ? 🙂

Les 3 F : Facebook Fake Fans !

C’est hier soir, en recevant un énième spam me proposant de gagner (gratuitement) des fans pour ma page Facebook, que j’ai décidé de prendre contact avec ce type de sociétés qui vous proposent monts et merveilles, (gratuitement ?).

Facebook-Like-Button-big

J’ose espérer qu’ils ont déjà eu maintes fois l’occasion de se voir remettre à leur place lorsque, par hasard, ils rencontrent une oreille attentive. Car mis à part augmenter de manière tout à fait superficielle le nombre de membres de sa communauté, c’est bien là le seul avantage !

Mais plutôt que de tomber dans la facilité en me contentant de critiquer vertement ces méthodes, j’ai décidé de prôner le dialogue. Après tout, je suis CM, je suis pour l’échange.. 😉

C’est ainsi que m’est venue l’idée de tenter de prendre contact avec ces entreprises afin de leur donner un droit de réponse. Ainsi, je prends le risque de lancer l’offensive en sélectionnant une dizaine de ces sociétés afin de leur poser quelques questions. Car j’aime laisser le bénéfice du doute et si ces entreprises continuent à proposer de telles offres c’est que, sans aucun doute, les affaires doivent marcher.

Attention, je n’ai absolument aucune garantie de recevoir des réponses. Mais j’ai envie de tenter le coup et d’ouvrir la discussion, de manière pacifique afin de comprendre ce business florissant.

Voici quelques points que je compte donc aborder avec ces prestataires :
– Pourquoi proposer de « gagner » des fans ?
– Sur quel(s) principe(s) repose cette offre ?
– Si cette offre est gratuite, comment vous rémunérez-vous ?
– Si vous « vendez » un nombre de fans, sur quelle base établissez-vous vos tarifs ?
– Vous avez sans doute bien conscience que l’achat de fans pour une page Facebook n’a aucune autre valeur ajoutée. Aussi, quel est votre argumentaire de vente ?
– Quel type de clientèle visez-vous ?
– Avez-vous des témoignages clients à nous faire partager ?
– Quel est leur business model ?

Vous voyez d’autres questions qui vous paraissent pertinentes ? D’autres points à aborder ? N’hésitez pas à me compléter dans les commentaires.

De mon côté, je suis en train d’établir une liste de 10 prestataires à interviewer, si vous avez des noms de société(s) à me suggérer, n’hésitez pas également à les indiquer dans les commentaires…

Affaire à suivre donc… 🙂

De l’intérêt d’acheter des fans sur Facebook

Comme vous l’aurez deviné, c’est par pure provocation que j’ai choisi ce titre. Dites-moi franchement que vous n’avez pas cru que j’allais vous recommander l’achat de fans ? Si ? Nooooooooonnn

Ce n’est évidemment pas la première fois que je tombe sur ce genre d’offres mais j’avoue que ce soir, c’est le communiqué de presse de trop. Je ne leur ferai pas de pub car ils n’en valent franchement pas la peine (non non, pas d’url à partager !). Si je ne prenais pas tant à cœur mon métier de Community Manager, j’en rirais presque. Sauf que… c’est encore lancer un pavé dans la mare et contribuer à fausser l’image de notre si beau métier, qui repose en partie sur la passion.

Que vous promettent ce genre de sociétés ? Régalez-vous !
Pub fans

Bref, on croit rêver : on vous promet de gagner des fans, gratuitement (!) via une plateforme d’échanges. Mais bien sûr… La question qui me brûle tout de suite les lèvres est : mais quel est donc leur business plan ? Parce que franchement, je serai assez curieuse de savoir comment ils se rémunèrent… à moins que ce ne soit de la simple générosité ?

Avoir plus de fans vous donnerait ainsi une plus grande visibilité ? Mais encore ? Oui bien sûr, vous aurez plus de fans, mais vous n’aurez pas pour autant plus de qualité de contenu, d’interactions, d’enrichissement de votre communauté. L’intérêt d’avoir des fans « fantômes » ? Aucun ! Offrir des fans géographiquement proches ? Une fois encore, quelle valeur ajoutée ? Puisque l’on sait que ces mêmes fans seront tout aussi inactifs ?

Alors, l’intérêt d’acheter des fans ? C’est encore le meilleur moyen de se décrédibiliser, tout simplement… Quant à mêler la profession de Community Manager et reléguer ce dernier au simple « acheteur de fans », c’est le pompon ! D’où ma réaction…

Si je m’écoutais, je prendrais le temps d’engager la « conversation » avec ce genre d’individus afin de les pousser un peu dans leurs retranchements et de voir jusqu’où ils peuvent pousser leur argumentaire…

Qu’en pensez-vous ? Vous me suivez sur ce coup-là ? 😉

Sensibilisation réseaux sociaux – Vidéos

Face aux dangers représentés par les réseaux sociaux pour tout individu et plus particulièrement les jeunes, il paraît indispensable de les sensibiliser. A cet effet, plusieurs initiatives ont été lancées faisant suite, notamment, à la série de suicides chez les adolescents. Ainsi, on se souviendra d’Amanda Todd, jeune canadienne de 15 ans, qui s’est donné la mort le 10 octobre 2012 suite au harcèlement qu’elle a subi sur internet et Facebook. Cet été, en Angleterre, c’est la jeune Hanna Smith, âgée de 14 ans, qui s’est pendue après avoir été harcelée sur le réseau social Ask.fm.

Amanda Todd

Plus que la mise en cause des réseaux sociaux en eux-mêmes (David Cameron, Premier Ministre Britannique a en effet appelé au boycott du réseau social Ask.fm), il convient avant tout de veiller à sensibiliser les « personnes à risques » dont font essentiellement partie les adolescents. Mais il convient également de sensibiliser les adultes (parents) qui ont (trop) souvent tendance à se réfugier derrière la non-maîtrise des nouvelles technologies.

Ainsi, l’association Cyber Smile vient-elle de diffuser une vidéo choc mettant en scène la vie d’une jeune fille dont la santé mentale se dégrade au fur et à mesure des attaques dont elle est la cible sur Internet. Un film bouleversant et alarmant qui recommande aux victimes de cyber intimidation de ne pas répondre aux attaques pour ne pas aggraver la situation. Une vidéo que je vous conseille fortement de diffuser à votre entourage !
Cyber intimidation

Cyber smile

A visualiser également la vidéo (FranceReplayTV) de sensibilisation aux dérives que peuvent entraîner les réseaux sociaux. Publié sur YouTube le 21 août 2013, il s’agit d’un documentaire d’une heure sur les conséquences de partager des informations personnelles sur le réseau social Facebook : La folie Facebook

Enfin, lors du dernier Festival de Toronto (du 5 au 15 septembre 2013), Walter Woodman et Patrick Cederberg, jeunes réalisateurs, ont pu présenter « Noah », court métrage tourné sur un ordinateur : Noah – Attention, certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des internautes !

imageSon action se déroule entièrement à travers des écrans d’ordinateur et d’iPhone. Réalisé par Walter Woodman et Patrick Cederberg, tout juste diplômés de l’Université de Ryerson, le film raconte la vie online de Noah Lennox (Youporn-Facebook-Chatroulette-Skype…) et du déclin de la relation avec sa petite amie.

Vidéo de sensibilisation sur l’addiction des médias sociaux et l’intrusion/stalking que cela peut entraîner en matière de dérives.

Un début de réponse ? Eraser : Une loi californienne protège l’e-réputation des jeunes. Une loi qui montre déjà ses limites (car réservé uniquement aux mineurs de cet Etat) et dont l’application en France est encore loin d’être acquise.

Et vous, qu’en pensez-vous ? 🙂