Sur Twitter, organisez votre prise de parole au travers d’un débat !

Si vous avez lu mes récents articles, vous aurez compris que je fais depuis quelque temps un focus sur Twitter, ses bonnes pratiques mais surtout les tendances qui, selon moi, sont porteuses et permettent d’apporter une valeur ajoutée dans sa communication.

Aujourd’hui, j’aimerai vous parler du débat sur Twitter que j’ai déjà abordé dans un précédent article : « Les nouveaux formats du journalisme sur Twitter« . Je vous ai présenté le mécanisme de ce format repéré au fil de ma veille sur le site de microblogging. Mais plus que la théorie, rien de mieux que la mise en pratique.

Suite au dernier évènement créé au sein de l’association SocialMixCity dont je suis la vice-présidente, nous avons abordé le sujet de Pinterest que nous a présenté Christian Radmilovitch, Pinterest Evangelist. Une thématique particulièrement d’actualité, qui a suscité pas mal de questions.

SMC Pinterest article

L’ensemble des personnes intéressées par le sujet n’ayant pu assister à l’évènement, j’ai donc trouvé pertinent de proposer à Christian de prolonger le débat. Je l’ai donc sollicité pour mettre en place le 1er Tweet Débat (d’une longue série, j’espère !).

L’avantage de lancer ce nouveau format ? Attirer un public déjà appétant sur le sujet (qui a assisté à l’évènement ou pas) et en profiter pour surfer sur la vague du SocialMixCity. Pour cela, il nous fallait un format particulièrement « vendeur » qui ne soit pas une redite mais plutôt un complément. L’objectif étant de jouer sur l’effet longue traîne particulièrement important pour tout type d’évènement.

Mais il y a d’autres avantages non négligeables pour ce type de format :

  • économie de frais de déplacements : l’évènement se faisant en ligne, elle ne nécessite pas de se déplacer physiquement.
  • disponibilité : il est plus facile pour l’intervenant mais également pour les participants, de se dégager un temps pour participer en ligne.
  • interactivité : ce format incite à l’échange, l’interaction bref un débat ouvert ou toutes les contributions sont riches d’enseignement et prises en considération.
  • chronologie : le mécanisme permet une souplesse avantageuse dans les échanges. Ainsi, il n’est pas obligatoire de répondre à une question Q1 uniquement dans la partie de la conversation dédiée. Pour faire simple, il est possible, alors qu’on se serait à la question Q3 par exemple, de revenir à la question Q1 (en précisant toujours R1 pour la réponse, ce qui permet de reconstituer le fil de la discussion). Ainsi, les questions restent ouvertes même en décalage.
  • durée de vie : le débat sur Twitter est disponible intemporellement, pour peu que l’on connaisse le hashtag dédié (ici #TweetDebatPinterest)

Sans revenir sur la mécanique du format, nous avons ainsi travaillé, Christian et moi-même sur 5 questions et 5 réponses qui ont servi de trame pour la structure du débat. Nous avons travaillé les visuels (expliquer le principe, les règles du jeu, la façon de répondre pour plus de compréhension/fluidité) , fait une veille d’actualité sur Pinterest (afin d’alimenter en contenu) et déterminé un temps pour le traitement de chaque question (afin de pouvoir gérer le temps et respecter le cadre).

1

2

Nous avions, grâce au talk du SocialMixCity, une base de contributeurs sur laquelle travailler et nous appuyer pour communiquer et « recruter » les twittos intéressés par le débat. Nous restait à déterminer la date de ce rendez-vous ainsi que l’heure la plus adaptée. Nous avons ensuite lancé la com’ avant le débat en lui-même.

Tweet Pinterest

Plutôt qu’un long discours, je vous invite à visionner le Twitter Moment créé à la suite du débat pour vous faire une idée plus précise de ce que ça donne : https://twitter.com/i/moments/1098489180647317504

Des remarques ? Des questions ? N’hésitez pas à les partager en commentaires 😉

Les nouveaux formats du journalisme sur Twitter

journalisme

Peut-être l’avez vous constaté, de nouveaux formats de publications sont apparus sur le site de micro-blogging. Pourquoi ai-je décidé d’écrire un article à ce sujet ? Simplement parce que je pense que cela peut bénéficier au plus grand nombre de se tenir informé des dernières tendances en matière de content marketing. C’est là aussi, en partageant avec vous le fruit de mon travail de veille et la recherche d’innovations, que j’espère vous amener à « garder l’oeil ouvert » sur ce qui se passe sur les médias sociaux. Gardez toujours à l’esprit que la créativité ne repose pas uniquement sur des idées purement novatrices et sorties de votre chapeau mais également en repérant ça et là, les nouvelles pratiques émergeantes.
Libre à vous ensuite de les adapter à vos besoins. 😉

 

1/ Les Twitter Moments

capture d_écran 2019-01-21 à 20.15.09

Vous connaissiez sans doute les Twitter Moments (créés par Twitter donc). Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous explique le principe : à partir du hashtag d’un évènement par exemple, cela consiste à récupérer les tweets significatifs des twittos puis de les organiser, afin de reconstituer l’évènement. Cette fonctionnalité comporte malheureusement ses limites : ainsi, il vous est impossible d’intégrer à votre Twitter Moment, des publications émanant d’autres réseaux sociaux. De plus, ce format ne permet pas d’ajouter du texte par exemple, pour ajouter des commentaires indépendamment des tweets récupérés. Enfin, si cette fonctionnalité était présente sur les smartphones ainsi que sur desktop, elle n’est maintenant disponible que sur desktop. Ce qui tend bien sûr à en limiter l’utilisation. Car, pour rappel, près de 80% des internautes accèdent à la toile via leur smartphone. Pour ma part, j’avais une grosse préférence pour l’outil Storify qui palliait à tous ces inconvénients. Malheureusement, cet outil n’existe plus aujourd’hui.
Pour mieux comprendre les différences entre ces deux formats, je vous partage un article que j’avais rédigé à ce propos : « Twitter Moments ou Storify ? »

 

2/ Les Threads

Capture d’écran 2019-01-21 à 20.17.11.png

Au fil de mes investigations sur Twitter, mon attention a également été attirée par un autre format que sont les threads. Le principe ? Créer une discussion (en gros, on répond à ses propres tweets) sur une thématique précise ou autour d’un évènement par exemple. L’intérêt ? Cela permet de créer un « article » plus ou moins long sur Twitter. De plus, Twitter indiquera automatiquement que les tweets sont liés les uns aux autres via un trait vertical sur la gauche. Anciennement, cela prenait une forme moins lisible de mon avis et qui surtout n’empêchait pas d’autres publications de s’insérer au milieu de ce genre de publications. Par exemple, si plusieurs utilisateurs sont sur le même compte Twitter et qu’il y a des publications qui ont lieu pendant l’article, cela va « interférer » au milieu de la conversation. Ce qui a pour effet de rendre beaucoup moins lisible la série de tweets complète.

Exemple d’un « article » posté sur Twitter avec un système de numérotation :
article long

Exemple d’un thread édité par un journaliste :
https://twitter.com/clementlanot/status/1071505095135772678?s=11

Vous l’aurez compris dans l’exemple ci-dessus, ces threads sont particulièrement pratiques pour des mini reportages, par exemple. Pour visionner le cas ci-dessus dans son intégralité (et en apprécier toute la mesure), je vous invite d’ailleurs à cliquer sur le tweet. 😉

Bien sûr, lors d’un évènement, plusieurs twittos prennent en général la parole et interagissent entre eux (le fameux Live Tweet), il est donc utile de continuer à utiliser ce format. En effet, celui-ci n’a rien à voir le thread. Le Live Tweet permettant justement de recréer les interventions de différentes personnes. Deux formats à ne pas confondre donc qui ne se remplacent pas l’un l’autre mais sont au contraire complémentaires !

 

3/ Le débat sur Twitter

capture d_écran 2019-01-21 à 21.52.30

Un nouveau format m’est récemment apparu au fil de mes pérégrinations sur Twitter, c’est le format débat. Je suis tombée dessus il est vrai un peu par hasard, mais le concept a immédiatement attiré mon attention. Le principe : il s’agit là de recréer virtuellement un évènement sur Twitter avec pour avantages de réunir un interviewer et un interviewé en un même endroit et à distance. Ce qui permet, entre autres, d’économiser les frais de déplacements des acteurs concernés), de faciliter la synchronisation des agendas (plus de flexibilité donc) et de rassembler une plus grande audience (celle de la plateforme donc en croisant les communautés de chacun notamment).

Pour vous présenter ce format et vous donner quelques premiers indices sur sa mécanique, je vous invite à consulter cette récapitulation faire par le site Semrush sur l’un de ses débats : « Social Media, le canal le plus puissant pour la distribution du contenu »

Maintenant que vous en avez un aperçu de ce à quoi cela peut ressembler au travers de la retranscription dudit évènement (effet longue traîne que je vous recommande chaudement). Mais je vais vous faciliter la tâche et récapituler le mécanisme de ce format qu’est le débat sur Twitter.

Comme pour la création d’un évènement physique, vous devez créer un hashtag significatif (comme lors d’un évènement) pour y inciter vos communautés respectives à participer (celle de votre entreprise/marque ainsi que celle de votre intervenant(e). Ensuite, il vous faut recruter votre audience qui non seulement pourra « assister » à votre débat mais pourra également y contribuer. Concernant le process à proprement parler, voici comment procéder pour organiser votre débat :

  • Préparer l’évènement en amont en préparant une série de 5 questions (je vous invite fortement à ne pas tenter d’en faire plus car il vous faudra rester très réactifs pendant les échanges. Vous allez comprendre pourquoi…).
  • Attention : le temps d’échange pour chaque question doit se limiter à 15 minutes maximum
  • Enoncez clairement les règles du jeu : chaque question sera précédée des mentions Q1, Q2, Q3, Q4 et Q5 (ne négligez surtout pas cette étape sous peine de créer une confusion, à la fois pour vous mais également pour votre audience).
  • Chaque réponse (en référence à chaque question) sera ainsi précédée de R1, R2, R3, R4 et R5
  • Après chaque question/réponses (de l’intervenant et des contributeurs), vous ferez une récapitulation des échanges qui ont eu lieu.

Une fois votre évènement clos, libre à vous de le faire durer sur une plus longue période à l’image de l’exemple que je vous ai donné plus tôt par exemple. A vous d’être créatif(ve) ! 😀

C’est maintenant à vous de jouer !

Vous utilisez ou avez découvert d’autres formats innovants de publication sur Twitter ? N’hésitez pas à les partager en commentaires afin d’enrichir cet article 🙂

 

Décoder l’information : comment décrypter les fake news ? 2ème partie

A l’occasion de la sortie du livre de Caroline Faillet en collaboration avec Marc O. Ezrati, j’ai eu le plaisir d’assister à l’événement « Tous Fact Checkeurs », le 28 octobre 2018. Un livre que je vous conseille fortement car il est plein d’informations sur les différentes sortes de fake news dans plusieurs domaines : que ce soit dans le journalisme, la politique, la science ainsi que les moyens utilisés pour contribuer à la lutte contre la désinformation.

Caroline.png

Si vous ne l’avez pas lu précédemment, je vous invite à lire ou à relire la première partie de cet article consacré au sujet : « Décoder l’information : comment décrypter les fake news ? »

Marc O. Ezrati, est journaliste depuis trente ans (1989). Les éditions Studyrama lui ont demandé d’avoir une réflexion sur les fake news au titre de sa profession et d’étudier de quelle façon le métier de journaliste pourrait être responsable de la propagation des fausses nouvelles. La vision de Caroline, quant à elle, a été de donner du relief à cette thématique des fake news.

Décoder-linfo.png

Au travers d’une anecdote personnelle, Marc nous conte l’importance, au début de sa carrière de vérifier l’information (pour des raisons de compréhension, je distinguerai « vérifier l’information » de « fact checking » puisque ces termes, qui ont l’air de décrire une même action,  ne sont pas de la même « période journalistique » et pas tout à fait les mêmes méthodes).
Lorsqu’il a commencé sa carrière donc, et en raison du prix des télécommunications, consigne lui était donnée de s’assurer de la véracité d’une information avant de la transmettre. Ce que l’on appelle le principe de précaution.

La question du journalisme et de son évolution à l’ère des réseaux sociaux, confronte l’image de la presse « à l’ancienne » où l’on se fiait à la parole des journalistes car identifiés étaient « experts » de l’information. Ainsi, les écoles de journalisme ont mis du temps pour s’adapter dans le cadre du risque de la fausse nouvelle.

Dans sa carrière de journaliste, Harold Hyman, vérificateur d’informations pendant quelques années, notamment au Reader’s Digest, constate des différences notoires par rapport au fact cheking actuel. Chaque élément d’information étant alors complètement désossé afin de se prémunir contre toute attaque éventuelle (surtout à la demande du service juridique d’ailleurs). Ce qui permettait d’ailleurs, de démasquer rapidement une fausse nouvelle :

Les nouvelles méthodes de fact checking ont dû s’adapter aux nouvelles techniques de fake news : photos réutilisées dans un autre contexte, vidéo truquées, photomontages, etc.

A titre d’exemple, la démonstration d’une nouvelle pratique mise en lumière par l’exemple d’une interview de Barak Obama fabriquée de toute pièce grâce au « deep fake » :

Pour Marc, les futurs journalistes ont une certaine vision du journalisme qui a évolué : ils souhaitent d’abord raconter une histoire sans pour autant avoir envie de changer le monde. Ils sont plutôt séduits par les nouvelles formes de narrations et de médias (vidéos, sites web, blogs, reportages, etc.).

Il est important de préciser aussi que la vérification d’informations correspond à la méthode anglo-saxonne que nous avons décrit précédemment. Le fact checking, lui est plutôt une pratique française. Mais il est des bases qu’il est important de maîtriser pour reconnaître rapidement une fake news : vérifier les photos (repérer les trucages évidents ou dater une photo), qui est l’auteur, etc.

S’il est une source qui fait office de « source sûre » pour les journalistes, c’est la fameuse AFP (Agence France Presse) qui, sauf exceptions (errare humanum est) va permettre de « valider » et diffuser une information véritable. Parfois au détriment de l’actualité « chaude » du terrain.

logo

Pour revenir à l’origine récente du terme « des fake news », c’est Donald Trump qui a remis ce terme « au goût du jour ». Une façon de décrédibiliser ce qui se dit à son propos et qui ne va pas dans le sens qu’il souhaite… Historiquement, pour lui, la presse n’a qu’une valeur marchande. Tout est question de business. Il y a eu beaucoup de révélations notamment par l’intermédiaire du New York Times (Trump étant New Yorkais). Cette « guerre ouverte » entre le journal et le président des Etats-Unis a toutefois un effet contre productif pour ce dernier car il donne plus d’audience (et donc de ventes) au New York Times.

Outre les diverses sources de prolifération des fake news, le domaine de la santé (60 % des fake news en France !) et plus globalement de la science est particulièrement visé. Faute de prise de parole et de vulgarisation d’experts, d’institutions, bref de « sachants », voguant sur la corde sensible de la « peur ». Ce qui explique la viralité des fausses informations. On citera par exemple les « anti-vaccins » ou les compteurs Linky.

A l’heure des réseaux sociaux, la société souffre d’infobésité et la vitesse de transmission rend la contestation des fausses informations difficile à « faire entendre » et particulièrement difficile à désamorcer. Il y ainsi une crainte des entreprises, qui ne maîtrisent pas bien ces nouvelles mécaniques et modes de communication.

Anne Labbé, alors Chargée de Relations Publiques chez Enedis, nous a ainsi partagé son expérience au moment du lancement de ces fameux compteurs Linky et la manière dont ils ont procédé pour « éteindre le feu » (car les réseaux sociaux et leur « immédiateté » oblige à être très réactif).
Arrivée en plein coeur de la crise, il a fallu essayer d’endiguer le phénomène. Pour ce faire, ils ont dû procéder par étapes :

  • comprendre les mécanismes des fakes à leur sujet (qui diffuse l’information ? Dans quel but ? Pourquoi diffuser cette information auprès d’un certain public particulièrement réceptif ? Quel intérêt vis-à-vis d’une entreprise de service public (Enedis) ?).
  • trouver « au fil de l’eau » les bons mots, les bons arguments, essayer de répondre de façon très rationnelle face à des propos parfois irrationnels.
  • s’adapter aux nouveaux modes de communication (FAQ sur internet, refonte du site web, référencement Google, …)
  • faire appel à des experts qui ne puissent être remis en cause, une voix qui ne puisse être corrompue (comparateurs d’énergie qui vont amenée une information distanciée par rapport à l’entreprise par exemple.

Un travail de longue haleine lorsque l’on sait que le programme est censé durer jusqu’en 2021/2022. Il faudra donc veiller à rester vigilants.

Pour Marc, l’une des solutions pour lutter contre les fake news réside dans l’éducation aux médias et à l’information, aussi bien dans les écoles de journalisme que pour tout individu lamdba. Attention néanmoins car le journaliste se doit d’informer et non de sensibiliser même si le journalisme est devenu plus pédagogique (sujets explicatifs, pratico-pratiques…).

Eric (directeur adjoint de l’Institut Pratique du Journalisme), nous précise d’ailleurs que l’IPJ mène de plus en plus d’actions de sensibilisations notamment dans le milieu scolaire (en partenariat avec France Inter). Sans compter les nombreuses interventions à des tables rondes et plus largement tous les évènements où ils sont invités.
Il est important également de développer un esprit critique quant à l’information, pouvoir comprendre la sémiologie de l’image (quelle est l’intention de la personne qui a pris la photo, que sait-on de la personne qui filme, que filme t-elle…). Toujours selon Eric, il pourrait être utile d’apprendre aux enfants des écoles primaires à comprendre comment est fabriqué un journal, comment une image est diffusée et comment elle est fabriquée dès le plus jeune âge.

arton19.png

Marc souligne cependant que les seniors représentent un public difficile car ils relaient beaucoup les fake. Ce à quoi Eric répond que c’est avant tout parce qu’ils ne comprennent pas forcément la notion de publication (comprendre que la notion d’identité numérique ne leur est pas familière). C’est typiquement le partage d' »infos » pour distraire ses contacts (famille, amis…), parce que c’est drôle etc.

Soulignons que, jusqu’à la fin des années 90, la presse parodique (dont la France est le berceau et qui remonte au 18ème siècle! ) était payante. Elle n’existe presque plus aujourd’hui sous forme de presse papier (ce qui explique aussi avec la désertification des kiosques). De plus, de nos jours, on a tendance à se méfier de la presse gratuite a contrario de la presse payante jugée de qualité. En matière de consommation d’informations sur les médias traditionnels, les habitudes ont changé : on lit on consulte le journal « classique » de manière ponctuelle (même sur les chaînes d’informations continues, on ne sera attentif que pour une durée donnée). Au même titre que le journal « papier » qu’on ne lit jamais en entier ou au contraire que l’on parcours dans son intégralité mais de manière épisodique. Aujourd’hui on ne parle plus du kiosque à journaux avec sa pile de journaux mais plutôt de kiosque numérique en plus, bien évidemment que la concurrence des réseaux sociaux.

Harold, en parlant des réseaux sociaux, souligne l’évidence d’une fake news sur Facebook et plus encore sur Twitter. Pour cela, il suffit de creuser l’information, vérifier d’où elle vient (source). Aux Etats-Unis, l’information pourra provenir d’un shérif ou d’une radio locale mais ne sera pas pour autant véridique.
Pour ce qui est de la France et sur Facebook particulièrement, il explique que certains « enseignes » (ONG par exemple) vont préférer une page à la création d’un site internet. Si l’on prend le temps de consulter la partie « à propos », il est probable que derrière de grandes phrases et de grandes idées, se cachent en vérité d’obscures renseignements (impossible de savoir qui son les personnes citées comme auteurs, qui les rémunèrent, etc.). Quoiqu’il en soit, en matière d’informations sur les réseaux sociaux, prudence est mère de sureté.

Harold nous rappelle toutefois que les réseaux sociaux peuvent permettre de contourner la censure dans certains pays. C’est ainsi que certains blogueurs ont été les porteurs de la révolution égyptienne et tunisienne principalement. A préciser bien sûr que la France n’est pas concernée et plus globalement l’Europe de l’ouest, n’est pas concerné pour des raisons évidentes. Néanmoins, il faut savoir que le gouvernement français a financé des programmes (via Canal France International) pour apprendre aux égyptiens la manière d’utiliser TOR pour ne pas être repérés par les autorités et à se prévaloir du statut de journaliste.

On parle beaucoup des solutions mises en place par les principaux réseaux sociaux d’initiatives visant à se prévaloir contre les fake news, sont-elles pour autant efficaces ? La question reste posée et fait beaucoup parler…

Pour illustrer cet état de faits, voici quelques articles que je vous invite à lire ou à relire, parmi ma veille récente sur le sujet :

Caroline précise que si en France, Facebook peut être un relais d’information, ce n’est pas le cas dans d’autres pays ou le réseau social est parfois censuré. De même que pour la modération (filtrage) du contenu qui variera d’un pays à l’autre. Ce qui pose le problème de l’accès à l’information.

Bien que ces plateformes (Facebook, Twitter, YouTube…) ait un temps refusé de se définir comme des médias, il leur a vite fallu admettre ce changement de statut (ce ne sont plus seulement des hébergeurs de contenus). Ce qui explique les différentes initiatives qu’elles mettent en place pour détecter et surtout vérifier les fake news (et collaborer ainsi avec les journalistes, ce qui peut paraître paradoxal).

De plus, Marc précise qu’au vu de l’importance toujours grandissante des fake news, heureusement, de plus en plus d’outils de fact checking sont mis en place.

Caroline distingue principalement 2 sortes de fact checking :

  • celui de tout un chacun : il est nécessaire d’avoir un certain recul quant aux informations que vous lisez, notamment via les réseaux sociaux, quitte à être sceptiques en attendant de vous assurer de sa véracité. De même, si un « ami » vous transmet un « scoop », observez attentivement le contexte de l’information. N’oubliez pas que nous sommes à l’heure de l’infobésité et que certains cherchent leur 15 « secondes de gloire ».
  • celui des acteurs de la connaissance (experts) : ils ont pour rôle d’expliciter et de rendre abordables certains sujets qui pourraient paraître obscurs pour les néophytes que nous sommes. Sujets scientifiques, par exemple.

Pour résumer cette deuxième partie d’article sur les fake news, il apparait que nous sommes les principaux responsables de la propagation des fausses informations pour les raisons détaillées plus haut. Il appartient à tous d’être vigilants, que ce soit les journalistes, les réseaux sociaux, les institutions mais également les citoyens. Prenons soin de garder un devoir de réserve face à toute information en attendant, soit qu’elle soit vérifiée par des instances compétentes, soit en nous assurant nous-même de la véracité des sources. Une loi contre les fake news permettra t-elle réellement de lutter contre la fausse information ? Pas sûr tant les moyens de propagations sont rapides et viennent de toutes parts.

L’avenir de la presse est-il dans les réseaux sociaux ?

Ce n’est un mystère pour personne, la presse et particulièrement la presse en ligne, connaît de nombreuses difficultés économiques. Elle tente donc de trouver de nouveaux modèles économiques. Nombreux sont les quotidiens qui ont choisi l’option du « PayWall », où une partie plus ou moins grande du contenu est payant, avec à côté des articles accessibles gratuitement.

Le problème du « PayWall » est qu’il rend plus difficile de développer son audience. Elle atteint rapidement un « mur », puisque l’article ne peut être largement partagé. Pour Won Hee Chang, un entrepreneur coréen il existe une solution alternative : s’appuyer sur les partages sociaux pour proposer gratuitement des articles.

See on http://www.journaldugeek.com/2013/04/17/lavenir-de-la-presse-en-ligne-est-il-dans-les-reseaux-sociaux/

Voilà un débat intéressant. Plutôt que de se confronter aux réseaux sociaux, la presse peut-elle réellement trouver une alternative en trouvant LA solution pour en faire un allié ?

Si la solution proposée dans cet article reste encore à affiner, le process semble intéressant et demande réflexion. D’autre part, pourquoi ne l’étendre qu’à la presse ? Peut-être y aura t-il possibilité à l’avenir de démultiplier le process pour d’autres professions que le journalisme ?

La question reste posée…