Marketing sauvage ou comment (dé)valoriser sa présence digitale

Depuis quelque temps déjà, j’ai noté certains pratiques de « marketing sauvage » (parce qu’il faut bien leur donner un nom !) au travers de mes différents profils/présences sur les médias sociaux. Voici donc mon premier billet d’humeur sur le sujet, car il y en aura sans aucun doute d’autres qui suivront.

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Le cas dont je souhaite vous parler aujourd’hui est tout frais car il date… de ce jour.
Comme certains d’entre vous le savent peut-être, je suis une grande adepte de Scoop.it en matière de curation. Or, je constate sur un article « scoopé » qu’il y a un commentaire un peu particulier (un lien vers un compte Pinterest). Pour ceux qui ne sont pas familiers de l’outil dont je vous parle, lorsque vous partagez un article de votre veille, les internautes ont la possibilité d’ajouter des commentaires (il s’agit souvent de « thanks », d’indication de partages par d’autres curateurs, de compléments d’infos, de remarques, etc). Mais revenons à notre cas…

Je diffuse donc un article sur l’intérêt pour une entreprise d’adapter Pinterest à sa stratégie de communication. Jusqu’ici tout va bien…
Mais voilà que soudainement, je reçois une notification qui m’informe que X (respectons son anonymat) a ajouté un commentaire. Sans dévoiler son identité là encore, il s’agit de l’un des collaborateurs d’un centre d’appels, apparemment (après recherches) chargé du développement commercial.
Et voici en image le résultat dont je vous laisse juges…

Marketing sauvage - Scoop.it

Voilà donc une nouvelle technique qui consiste à s’imposer sur le scoop de certains curateurs pour indiquer (imposer) un lien vers son propre espace, en bref un spam d’un nouveau genre… A la décharge de l’auteur, celui-ci a au moins l’intelligence de reconnaître clairement ses intentions.
Il n’empêche, amis curateurs, prenez garde ! Les spams sont dorénavant aussi présents sur les outils de curation. Nous voici donc obligés d’endosser le rôle de modérateur également sur ces espaces.

En tant que curateur(s), avez-vous rencontré d’autres cas similaires ? 🙂

Le marketing du ridicule

Depuis quelque temps sur la toile, fleurissent les déclinaisons de soi-disant buzz qui sont repris un nombre  incalculable de fois par diverses marques/entreprises.

Y a t-il une compétition à celui qui détournera le plus de bad buzz à son profit, à l’image des 3 Suisses par exemple, qui a déjà récidivé (la première fois avec l’homme nu de La Redoute, la deuxième fois avec l’affaire Cahuzac) ?

buzz

Le nouveau marketing est-il le marketing du ridicule ? Je ne peux que m’interroger là-dessus tant les reprises, détournements sont nombreux. Aujourd’hui, plutôt que de mettre en place une véritable stratégie marketing basée sur les valeurs de marque et d’identité profonde, les entreprises préfèrent surfer sur l' »actualité » et quelle actualité !

Si dans un premier temps, cela prête à sourire, j’avoue qu’à force cela fini plutôt par m’user et à plutôt me détourner desdites marques. Plutôt que d’attirer mon intérêt, c’est l’inverse qui se produit.

N’en avez-vous pas marre de voir sans cesse les mêmes buzz utilisés et ce, à toutes les sauces pour n’importe quelle marque pour peu qu’on puisse « recaser » ce qui fait le buzz ?

D’autant plus que les buzz sont par essence éphémères et n’auront donc pas de durée dans le temps, s’agit-il là des nouvelles opérations « coup de poing » ? Existe t-il une « mode à suivre » en matière de buzz ?

Et vous, qu’en pensez-vous ? 🙂

Le buzz à tout prix ?

Depuis quelque temps déjà, il est particulièrement « à la mode » de surfer sur les buzz qui font l’actualité. En effet, après le « non mais allô quoi » tiré de la téléréalité et détourné notamment par Ikea, voici que d’autres exemples se font jour.

On se souvient du buzz de l’homme nu de La Redoute rééxploité par les 3 Suisses pour vendre ses maillots de bain. Voici maintenant que même les scandales politiques sont exploités par les marques à l’exemple de l’affaire Cahuzac détournée par… les 3 Suisses encore (http://www.e-marketing.fr/Breves/J-avoue-j-ai-un-compte-aux-3-Suisses-pas-vous–52434.htm#.UWwb1SOyh6g.twitter).

Il n’est donc plus nécessaire maintenant de prendre le risque de créer un buzz autour de sa marque mais seulement de détourner les buzz des autres pour profiter de l’aubaine ?

Personnellement, je suis assez partagée par rapport à cette technique. Suffit-il vraiment pour commercialiser ses produits ou services de surfer sur la vague du buzz ? Est-là une manière pour les entreprises, de reprendre un buzz à leur compte tout en limitant les risques de dérive ? Car il ne s’agit du coup pas d’un buzz au sens strict du terme. Il s’agit uniquement d’une appropriation d’un phénomène plus ou moins long sur la durée.

Alors quid de ce phénomène ? Est-ce la bonne méthode pour des opérations marketing à moindre coût ? Est-ce vraiment rentable dans le temps ou juste un pseudo phénomène de mode qui ne durera qu’un temps et lassera rapidement les consommateurs ?

Petit complément sur le sujet : http://www.lsa-conso.fr/pourquoi-les-marques-surfent-sur-l-actu-dans-leur-communication,141324

A suivre…